Lundi de la Quatrième Semaine du Temps Pascal (Fr, Pt, It, En)
| "Le Bon Pasteur" (IIIème siècle), Fresque des Catacombes de Priscille, Rome |
[Fr] Méditation : Le Pasteur sans frontières
Lectures de la
messe : Ac 11, 1-18 ;
Psaume 41/42 ; Jn 10, 11-18
Premier Point : La résistance de nos enclos intérieurs
Dans la première lecture, nous assistons à une scène de
tension. Nous voyons Pierre qui revient à Jérusalem après avoir baptisé le
centurion Corneille, un païen. Et quelle est la réaction des autres
"frères" ? Ils le prennent à partie, le reprochent : « Tu es
entré chez des hommes qui ne sont pas circoncis ! ». Celle-là c’est la voix
de l’enclos, c’est cette part de nous qui veut que Dieu reste prévisible,
gérable, obéissant à nos propres paradigmes, limité à ceux qui "font comme
nous".
Pierre alors explique sa vision de cette nappe qui descend
du ciel avec toutes sortes d'animaux que la Loi jugeait "impurs". Cette
vision, en effet, c’est la réponse de Dieu à Pierre et qui est le cœur de notre
combat spirituel : « Ce que Dieu a déclaré pur, toi, ne le déclare pas
interdit. » Combien de fois, dans notre journée, déclarons-nous
"impurs" ou "irrécupérables" certains aspects de notre
propre vie, et même qui correspondent à notre humanité, ou alors certaines
personnes que nous croisons, etc. ? Et souvent notre réaction, c’est de mettre
des étiquettes et ériger des clôtures. Mais le Saint-Esprit est celui qui
déplace les frontières, et l’attitude de Pierre est très importante pour nous. En
effet, Pierre comprend que, s'il empêche l'action de Dieu chez les païens,
c'est lui qui devient "impur" par sa désobéissance à l'amour. La
conversion, alors, ce n'est pas seulement celle des autres, c'est d'abord celle
de notre regard qui doit apprendre à ne plus rien exclure de ce que Dieu veut
sauver.
Deuxième Point : Le Berger contre le mercenaire
Dans l'Évangile d’aujourd’hui, Jésus approfondit la figure
du Pasteur que nous avons contemplée hier. Il introduit un contraste saisissant
avec le « mercenaire ». Le mercenaire, c'est celui qui fait son travail pour un
salaire, il n'est pas donc lié de cœur aux brebis. Quand le loup arrive — et le
loup arrive toujours (c'est la peur, c'est l'échec, c'est la souffrance…) — le
mercenaire évidemment s'enfuit.
Si nous reportons cette image à notre vie spirituelle, nous devons avouer que nous tous avons un "mercenaire" à l'intérieur de nous. Et ce n’est pas difficile de l’identifier. En effet, c'est cette partie de notre ego qui sert Dieu ou qui aime les autres tant que cela nous "rapporte" quelque chose : de la reconnaissance, du bien-être, de la sécurité, des faveurs. Mais dès que la situation devient coûteuse, dès que le loup de la contradiction se montre, le mercenaire en nous abandonne tout. Mais Jésus, Lui, nous console en nous disant qu’Il est le "vrai" berger, parce qu'Il connaît ses brebis ! Ce mot "connaître", dans la Bible, signifie une intimité totale, une union de vie. En effet, Il donne Sa vie parce qu'Il nous appartient et que nous Lui appartenons. Donc le message extraordinaire de ce texte c’est que Sa fidélité ne dépend pas de notre performance, mais de Son identité : Il est le vrai Berger ! Il ne fuit pas devant nos loups intérieurs ni extérieur ; Il se place entre eux et nous.
Troisième Point : L'obéissance d'un Fils libre
Enfin, Jésus nous révèle le secret de Sa force : « Nul ne
peut me l'enlever la vie : je la donne de moi-même. » Et voici la
différence entre le sacrifice et l'amour : le mercenaire subit la vie, en
tant que le Pasteur donne la sienne. Jésus, donc, n'est pas une victime du
destin ou de la méchanceté des hommes, Il est un homme souverainement libre qui
choisit de mourir pour nous.
« J’ai encore d’autres brebis, qui ne sont pas de cet
enclos. » Et ici nous avons le lien direct avec l'expérience de Pierre de
la première lecture. Le désir de Jésus est l'unité, mais pas une unité par
l'uniformité, une unité par l'écoute de Sa voix, c’est-à-dire, de cette voix
qui dit : « Tu es aimé ». Cette voix qui dit au païen Corneille comme au
« pharisien » Pierre : « Je donne ma vie pour toi ». Et enfin,
la vie éternelle dont parle le Psaume – « Mon âme a soif du Dieu vivant
» – n'est pas une récompense après la mort, c'est cette qualité de vie ici et
maintenant, cette liberté de ne plus vivre pour soi-même mais capable de donner
sa vie, par amour, à la suite du Bon Pasteur : c’est à cette vocation-là
que nous sommes tous appelés !
Conclusion et application pour notre journée
L’Évangile nous appelle à passer d'une vie de mercenaire à
une vie de fils et de berger. Donc, comme toujours, voici trois pistes pour l’application
dans notre quotidien :
- Identifier nos "loups" : Qu'est-ce
qui te fait fuir aujourd'hui ? Quelle difficulté te pousse à abandonner
tes engagements ou ta paix ? Ne fuis pas seul. Appelle le Bon Pasteur. Il
est Celui qui reste quand tout le monde part.
- Briser une clôture : Regarde si tu n'as pas
"déclaré interdit" quelqu'un aujourd'hui par un jugement hâtif.
Fais un pas vers cette "autre brebis" qui n'est pas de ton
enclos habituel (quelqu'un qui ne pense pas comme toi, qui t'agace).
- Donner de soi-même : Ne subis pas tes
obligations aujourd'hui. Transforme chaque tâche, même la plus ingrate
(faire la vaisselle, répondre à un mail pénible, conduire dans les
bouchons, etc.), en un acte de don volontaire. Dis : « Seigneur, je ne
subis pas cette minute, je Te la donne pour la vie du monde : apprends-moi
à aimer. » Mais attention : ce ne signifie pas subir toutes les douleurs
et souffrances, mais les transformer – avec l’aide de la grâce de Dieu – en
événement de rédemption, qui te permettra de récolter les bons fruits de
sainteté.
C'est ainsi que la soif de notre âme sera étanchée : non pas
en recevant tout, mais en commençant à tout donner à la suite de Celui qui nous
conduit vers les eaux tranquilles.
Le Pasteur est à
la porte. Allez-vous le laisser sortir vers ces "autres brebis"
aujourd'hui ?
Prière
Seigneur Jésus, Vrai Berger qui nous connais dans nos
moindres fragilités, délivre-nous de l'esprit du mercenaire qui fuit devant
l'épreuve. Donne-nous Ton cœur de Fils pour que nous apprenions à donner notre
vie librement. Élargis notre regard, comme Tu as élargi celui de Pierre, pour
que nous sachions reconnaître Ton action là où nous ne l'attendions pas. Viens
étancher la soif de nos âmes qui te cherchent comme un cerf altéré, et fais de
nous, aujourd'hui, les instruments de Ton unité et de Ta paix. Toi qui vis et
règnes pour les siècles des siècles. Amen.
[Pt-Br] Meditação: O Pastor sem fronteiras
Leituras da Missa: At 11, 1-18; Salmo 41/42; Jo 10, 11-18
Primeiro Ponto: A resistência dos nossos cercados interiores
Na primeira leitura, assistimos a uma cena de tensão. Vemos Pedro retornando a Jerusalém após ter batizado o centurião Cornélio, um pagão. E qual é a reação dos outros "irmãos"? Eles o questionam, o repreendem: «Entraste em casa de homens não circuncidados e comeste com eles!». Essa é a voz do cercado; é aquela parte de nós que quer que Deus permaneça previsível, controlável, obediente aos nossos próprios paradigmas, limitado àqueles que "fazem como nós".
Pedro, então, explica sua visão daquele lençol que desce do céu com todo tipo de animais que a Lei julgava "impuros". Essa visão, na verdade, é a resposta de Deus a Pedro e toca o cerne do nosso combate espiritual: «O que Deus purificou, não chames tu de proibido». Quantas vezes, no nosso dia, declaramos "impuros" ou "irrecuperáveis" certos aspectos da nossa própria vida — que às vezes correspondem apenas à nossa humanidade — ou certas pessoas com quem cruzamos? Nossa reação frequente é rotular e erguer cercas. Mas o Espírito Santo é Aquele que desloca as fronteiras, e a atitude de Pedro é fundamental para nós. Pedro compreende que, se ele impede a ação de Deus entre os pagãos, é ele quem se torna "impuro" por sua desobediência ao amor. A conversão, portanto, não é apenas a dos outros; é, antes de tudo, a do nosso olhar, que deve aprender a não excluir nada daquilo que Deus quer salvar.
Segundo Ponto: O Pastor contra o mercenário
No Evangelho de hoje, Jesus aprofunda a figura do Pastor que contemplamos ontem. Ele introduz um contraste marcante com o «mercenário». O mercenário é aquele que faz o seu trabalho por um salário; ele não tem um vínculo de coração com as ovelhas. Quando o lobo chega — e o lobo sempre chega (é o medo, o fracasso, o sofrimento...) — o mercenário, obviamente, foge.
Se levarmos essa imagem para a nossa vida espiritual, devemos confessar que todos temos um "mercenário" dentro de nós. E não é difícil identificá-lo: é aquela parte do nosso ego que serve a Deus ou ama os outros apenas enquanto isso nos "rende" algo: reconhecimento, bem-estar, segurança ou favores. Mas, assim que a situação se torna custosa, assim que o lobo da contradição aparece, o mercenário em nós abandona tudo. Jesus, porém, nos consola dizendo que Ele é o "verdadeiro" pastor, porque Ele conhece as suas ovelhas! Essa palavra "conhecer", na Bíblia, significa uma intimidade total, uma união de vida. Ele dá a Sua vida porque Ele nos pertence e nós pertencemos a Ele. A mensagem extraordinária deste texto é que a fidelidade d'Ele não depende do nosso desempenho, mas da Identidade d'Ele: Ele é o verdadeiro Pastor! Ele não foge diante dos nossos lobos internos ou externos; Ele se coloca entre eles e nós.
Terceiro Ponto: A obediência de um Filho livre
Finalmente, Jesus nos revela o segredo da Sua força: «Ninguém me tira a vida, mas eu a dou livremente». Aqui está a diferença entre o sacrifício e o amor: o mercenário suporta a vida como um peso (sofre a vida passivamente), enquanto o Pastor dá a sua. Jesus, portanto, não é uma vítima do destino ou da maldade dos homens; Ele é um homem soberanamente livre que escolhe morrer por nós.
«Tenho ainda outras ovelhas que não são deste aprisco». Aqui temos a ligação direta com a experiência de Pedro na primeira leitura. O desejo de Jesus é a unidade, mas não uma unidade pela uniformidade, e sim uma unidade pela escuta da Sua voz — aquela voz que diz: «Tu és amado». Essa voz que diz tanto ao pagão Cornélio quanto ao "fariseu" Pedro: «Eu dou a minha vida por ti». Por fim, a vida eterna de que fala o Salmo — «A minha alma tem sede do Deus vivo» — não é uma recompensa após a morte; é essa qualidade de vida aqui e agora, essa liberdade de não viver mais para si mesmo, mas ser capaz de dar a vida, por amor, seguindo o Bom Pastor. É para essa vocação que todos somos chamados!
Conclusão e aplicação para o nosso dia
O Evangelho nos convida a passar de uma vida de mercenário para uma vida de filho e de pastor. Aqui estão três pistas para a aplicação no cotidiano:
Identificar nossos "lobos": O que te faz fugir hoje? Qual dificuldade te empurra a abandonar teus compromissos ou a tua paz? Não fuja sozinho. Chame o Bom Pastor. Ele é Aquele que permanece quando todos se vão.
Quebrar uma cerca: Observe se você não "declarou proibido" alguém hoje por um julgamento precipitado. Dê um passo em direção a essa "outra ovelha" que não é do seu convívio habitual (alguém que pensa diferente de você ou que te irrita).
Dar-se a si mesmo: Não suporte suas obrigações hoje como um fardo. Transforme cada tarefa, mesmo a mais ingrata (lavar a louça, responder a um e-mail chato, dirigir no trânsito, etc.), em um ato de oferta voluntária. Diga: «Senhor, eu não apenas sofro este minuto, eu O dou a Ti pela vida do mundo: ensina-me a amar». Atenção: isso não significa aceitar passivamente todas as dores, mas transformá-las — com a ajuda da graça — em um evento de redenção que te permitirá colher frutos de santidade.
É assim que a sede da nossa alma será saciada: não recebendo tudo, mas começando a dar tudo seguindo Aquele que nos conduz às águas repousantes.
O Pastor está à porta. Você vai deixá-lo sair ao encontro dessas "outras ovelhas" hoje?
Oração
Senhor Jesus, Verdadeiro Pastor que nos conheces em nossas mínimas fragilidades, livra-nos do espírito do mercenário que foge diante da provação. Dá-nos o Teu coração de Filho para que aprendamos a dar a nossa vida livremente. Alarga o nosso olhar, como alargaste o de Pedro, para que saibamos reconhecer a Tua ação onde não a esperávamos. Vem saciar a sede de nossas almas que Te buscam como o cervo sedento, e faz de nós, hoje, instrumentos da Tua unidade e da Tua paz. Tu que vives e reinas para todo o sempre. Amém.
[It] Meditazione: Il Pastore senza frontiere
Letture della messa: At 11, 1-18; Salmo 41/42; Gv 10, 11-18
Primo Punto: La resistenza dei nostri recinti interiori
Nella prima lettura assistiamo a una scena di tensione. Vediamo Pietro che torna a Gerusalemme dopo aver battezzato il centurione Cornelio, un pagano. E qual è la reazione degli altri "fratelli"? Lo rimproverano aspramente: «Sei entrato in casa di uomini non circoncisi e hai mangiato con loro!». Questa è la voce del recinto; è quella parte di noi che vuole che Dio resti prevedibile, gestibile, obbediente ai nostri paradigmi e limitato a coloro che "fanno come noi".
Pietro allora spiega la sua visione della tovaglia che scende dal cielo con ogni sorta di animali che la Legge giudicava "impuri". Questa visione è la risposta di Dio a Pietro e tocca il cuore del nostro combattimento spirituale: «Ciò che Dio ha purificato, tu non chiamarlo profano». Quante volte, durante la giornata, dichiariamo "impuri" o "irrecuperabili" certi aspetti della nostra stessa vita — che spesso corrispondono semplicemente alla nostra umanità — o certe persone che incontriamo? La nostra reazione istintiva è mettere etichette ed erigere recinti. Ma lo Spirito Santo è colui che sposta le frontiere, e l'atteggiamento di Pietro è fondamentale per noi. Pietro comprende che, se impedisce l'azione di Dio tra i pagani, è lui stesso a diventare "impuro" a causa della sua disobbedienza all'amore. La conversione, allora, non è solo quella degli altri; è innanzitutto quella del nostro sguardo, che deve imparare a non escludere più nulla di ciò che Dio vuole salvare.
Secondo Punto: Il Pastore contro il mercenario
Nell'Evangelo di oggi, Gesù approfondisce la figura del Pastore che abbiamo contemplato ieri. Introduce un contrasto netto con il «mercenario». Il mercenario è colui che fa il suo lavoro per uno stipendio; non è legato col cuore alle pecore. Quando arriva il lupo — e il lupo arriva sempre (è la paura, il fallimento, la sofferenza...) — il mercenario ovviamente fugge.
Se portiamo questa immagine nella nostra vita spirituale, dobbiamo confessare che tutti abbiamo un "mercenario" dentro di noi. Non è difficile identificarlo: è quella parte del nostro ego che serve Dio o ama gli altri finché questo ci "rende" qualcosa: riconoscimento, benessere, sicurezza, favori. Ma non appena la situazione diventa faticosa, non appena si mostra il lupo della contraddizione, il mercenario che è in noi abbandona tutto. Ma Gesù ci consola dicendoci che Lui è il "vero" pastore, perché Lui conosce le sue pecore! Questa parola "conoscere", nella Bibbia, significa un'intimità totale, un'unione di vita. Egli dona la Sua vita perché Egli ci appartiene e noi apparteniamo a Lui. Il messaggio straordinario di questo testo è che la Sua fedeltà non dipende dalla nostra performance, ma dalla Sua identità: Egli è il vero Pastore! Non fugge davanti ai nostri lupi interiori o esteriori; Si pone tra loro e noi.
Terzo Punto: L’obbedienza di un Figlio libero
Infine, Gesù ci svela il segreto della Sua forza: «Nessuno mi toglie la vita: io la do da me stesso». Ecco la differenza tra il sacrificio e l'amore: il mercenario subisce la vita (la soffre passivamente), mentre il Pastore dona la propria. Gesù, dunque, non è una vittima del destino o della malvagità degli uomini; è un uomo sovranamente libero che sceglie di morire per noi.
«Ho altre pecore che non provengono da questo recinto». Qui abbiamo il legame diretto con l'esperienza di Pietro nella prima lettura. Il desiderio di Gesù è l'unità, ma non un'unità fatta di uniformità, bensì un'unità che nasce dall'ascolto della Sua voce — quella voce che dice: «Tu sei amato». Quella voce che dice tanto al pagano Cornelio quanto al "fariseo" Pietro: «Io do la mia vita per te». E infine, la vita eterna di cui parla il Salmo — «L'anima mia ha sete del Dio vivente» — non è una ricompensa dopo la morte; è questa qualità di vita qui e ora, questa libertà di non vivere più per se stessi ma di essere capaci di dare la vita, per amore, al seguito del Buon Pastore. È a questa vocazione che siamo tutti chiamati!
Conclusione e applicazione per la nostra giornata
L'Evangelo ci chiama a passare da una vita da mercenario a una vita da figlio e da pastore. Ecco tre piste per l'applicazione quotidiana:
Identificare i nostri "lupi": Cosa ti fa fuggire oggi? Quale difficoltà ti spinge ad abbandonare i tuoi impegni o la tua pace? Non fuggire da solo. Chiama il Buon Pastore. Egli è Colui che resta quando tutti gli altri se ne vanno.
Rompere un recinto: Osserva se oggi non hai "dichiarato proibito" qualcuno attraverso un giudizio affrettato. Fa' un passo verso quella "altra pecora" che non fa parte della tua cerchia abituale (qualcuno che non la pensa come te o che ti irrita).
Donare se stessi: Non subire i tuoi obblighi oggi. Trasforma ogni compito, anche il più ingrato (lavare i piatti, rispondere a una mail faticosa, guidare nel traffico, ecc.), in un atto di dono volontario. Di': «Signore, non subisco questo minuto, lo dono a Te per la vita del mondo: insegnami ad amare». Attenzione: questo non significa subire passivamente ogni dolore, ma trasformarlo — con l'aiuto della grazia — in un evento di redenzione che ti permetterà di raccogliere frutti di santità.
È così che la sete della nostra anima sarà placata: non ricevendo tutto, ma iniziando a donare tutto al seguito di Colui che ci conduce verso acque tranquille.
Il Pastore è alla porta. Lo lascerete uscire verso queste "altre pecore" oggi?
Preghiera
Signore Gesù, Vero Pastore che ci conosci nelle nostre minime fragilità, liberaci dallo spirito del mercenario che fugge davanti alla prova. Donaci il Tuo cuore di Figlio affinché impariamo a donare la nostra vita liberamente. Allarga il nostro sguardo, come hai allargato quello di Pietro, perché sappiamo riconoscere la Tua azione là dove non ce l'aspettavamo. Vieni a placare la sete delle nostre anime che Ti cercano come un cervo assetato, e fa' di noi, oggi, strumenti della Tua unità e della Tua pace. Tu che vivi e regni nei secoli dei secoli. Amen.
[En] Meditation: The Shepherd Without Borders
Mass Readings: Acts 11:1-18; Psalm 42; John 10:11-18
First Point: The resistance of our inner enclosures
In the first reading, we witness a scene of tension. We see Peter returning to Jerusalem after baptizing the centurion Cornelius, a pagan. And how do the other "brothers" react? They confront him, they reproach him: "You entered the house of uncircumcised men and ate with them!" This is the voice of the enclosure; it is that part of us that wants God to remain predictable, manageable, obedient to our own paradigms, limited to those who "act like us."
Peter then explains his vision of the sheet descending from heaven with all kinds of animals that the Law judged "unclean." This vision is indeed God’s response to Peter, and it sits at the heart of our spiritual struggle: "What God has declared clean, you must not call profane." How many times during our day do we declare "unclean" or "beyond hope" certain aspects of our own life—even those that correspond to our very humanity—or perhaps certain people we cross paths with? Often, our reaction is to apply labels and erect fences. But the Holy Spirit is the one who moves boundaries, and Peter’s attitude is very important for us. Indeed, Peter understands that if he prevents God’s action among the pagans, he is the one who becomes "unclean" through his disobedience to love. Conversion, then, is not only for others; it is first and foremost a conversion of our gaze, which must learn to no longer exclude anything that God wants to save.
Second Point: The Shepherd vs. The Hireling
In today’s Gospel, Jesus deepens the figure of the Shepherd that we contemplated yesterday. He introduces a striking contrast with the "hireling" (or mercenary). The hireling is the one who does his work for a wage; he is not, therefore, bound by heart to the sheep. When the wolf arrives—and the wolf always arrives (it is fear, failure, suffering...)—the hireling obviously flees.
If we apply this image to our spiritual life, we must admit that we all have a "hireling" inside of us. And it is not hard to identify. Indeed, it is that part of our ego that serves God or loves others only as long as it "pays off" in some way: through recognition, well-being, security, or favors. But as soon as the situation becomes costly, as soon as the wolf of contradiction appears, the hireling in us abandons everything. But Jesus consoles us by telling us that He is the "true" shepherd, because He knows His sheep! This word "know" in the Bible signifies a total intimacy, a union of life. Indeed, He gives His life because He belongs to us and we belong to Him. Thus, the extraordinary message of this text is that His faithfulness does not depend on our performance, but on His identity: He is the True Shepherd! He does not flee before our inner or outer wolves; He places Himself between them and us.
Third Point: The obedience of a free Son
Finally, Jesus reveals to us the secret of His strength: "No one can take my life from me; I lay it down of my own accord." Here lies the difference between sacrifice and love: the hireling endures life (submits to it), whereas the Shepherd gives His own. Jesus, then, is not a victim of fate or human malice; He is a sovereignly free man who chooses to die for us.
"I have other sheep that do not belong to this fold." Here we have the direct link with Peter's experience in the first reading. Jesus’ desire is unity, but not a unity through uniformity; it is a unity through listening to His voice—that is, the voice that says: "You are loved." This voice says to the pagan Cornelius as it does to the "Pharisee" Peter: "I give my life for you." And finally, the eternal life of which the Psalm speaks—"My soul thirsts for the living God"—is not a reward after death; it is this quality of life here and now, this freedom to no longer live for oneself but to be capable of giving one's life, out of love, following the Good Shepherd: this is the vocation to which we are all called!
Conclusion and application for our day
The Gospel calls us to move from the life of a hireling to the life of a son and a shepherd. So, as always, here are three paths for application in our daily life:
Identify our "wolves": What makes you flee today? What difficulty pushes you to abandon your commitments or your peace? Do not flee alone. Call upon the Good Shepherd. He is the One who stays when everyone else leaves.
Break a fence: Look and see if you haven’t "declared profane" someone today through a hasty judgment. Take a step toward this "other sheep" who is not in your usual circle (someone who doesn’t think like you, who irritates you).
Give of yourself: Do not merely endure your obligations today. Transform every task, even the most thankless (washing dishes, replying to a difficult email, driving in traffic, etc.), into a voluntary act of self-giving. Say: "Lord, I am not just enduring this minute; I give it to You for the life of the world: teach me how to love." But take care: this does not mean passively enduring all pain and suffering, but transforming them—with the help of God’s grace—into an event of redemption, which will allow you to harvest the good fruits of holiness.
This is how our soul’s thirst will be quenched: not by receiving everything, but by beginning to give everything in the footsteps of the One who leads us beside quiet waters.
The Shepherd is at the door. Will you let Him go out toward those "other sheep" today?
Prayer
Lord Jesus, True Shepherd who knows us in our smallest frailties, deliver us from the spirit of the hireling who flees before the trial. Give us Your heart of a Son so that we may learn to give our life freely. Enlarge our gaze, as You enlarged Peter’s, so that we may recognize Your action where we did not expect it. Come and quench the thirst of our souls that seek You like a parched deer, and make us, today, instruments of Your unity and Your peace. You who live and reign forever and ever. Amen.
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