Samedi de la Troisième Semaine de Pâques (Fr, Pt, It, En)

 

Saint Marc l'évangéliste  de Pietro della Vecchia 1603 - 1678

[Fr] Méditation : La tenue de service et la force du Signe

Lectures de la Messe : 1 P 5, 5b-14 ; PSAUME 88 ; Mc 16, 15-20

Premier Point : L'humilité, le vêtement du témoin

Dans la première lecture, saint Pierre nous donne une consigne d'une profondeur désarmante : « Prenez l’humilité comme tenue de service ». Le mot grec utilisé ici (ταπεινοφροσύνη) signifie une qualité de soumission volontaire et de désintéressement, donc humilité, effacement ; ici le texte évoque le tablier que l'on noue sur ses vêtements, donc il nous parle d’une attitude qu’imprime une identité. Et si vous vous souvenez bien, cela nous renvoie immédiatement au Jeudi Saint, quand Jésus noue un linge pour laver les pieds. Dans ce texte, pour Pierre — et pour Marc qui l'écoute — évangéliser n'est pas une question de stratégie de communication mais une question d’attitude, de vêtement intérieur.

On ne peut pas porter l'Évangile si l'on est plein de soi-même, parce qu’en effet, l'orgueilleux oublie qu’il est le messager d’un Autre. Pierre nous dit : « Abaissez-vous sous la main puissante de Dieu ». Ce n'est pas une invitation à se déprécier, mais à se laisser "décharger" des soucis inutiles. Le lion rugissant dont parle Pierre, ce diable qui cherche qui dévorer, c'est souvent cette angoisse qui nous fait croire que nous portons tout sur nos épaules, sentiment nait de l’orgueil et que littérairement nous dévore. Marc a bien appris cela : en effet il a vu Pierre tomber, il a vu Pierre pleurer… ces expériences l’ont fait compris que la seule "tenue" qui convienne à un apôtre est celle du fils qui se sait aimé malgré sa fragilité. La mission prend donc efficacité quand on cesse de vouloir être fort par soi-même.

Deuxième Point : Le mandat et les signes de la Vie

L'Évangile d’aujourd’hui reprend la fin de l’Évangile de Marc, qui se termine par cet envoi radical : « Allez dans le monde entier. Proclamez l’Évangile à toute la création ». Ce n'est pas une simple recommandation mais il s’agit une nécessité vitale. Mais en nous exprimant ce commandement, Jésus ne nous envoie pas les mains vides. Il promet des signes, et quels signes ! Expulser des démons, parler des langues nouvelles, prendre des serpents, boire du poison sans mourir, guérir les malades.

Mais attention, ne lisons pas ces versets avec un regard superficiel et ne pas attendre du spectaculaire. Évidemment que toutes ces choses sont déjà arrivées dans l'histoire de l'église par des personnages aujourd'hui canonisés, mais l'expérience existentielle de la foi nous fait les voir d'une façon " différente " et plus courante qu'on pourrait imaginer. En effet, « prendre des serpents ou boire du poison », ce se traduit dans le quotidien dans la capacité, par la grâce du Christ, de traverser les milieux toxiques, les paroles empoisonnées et les situations mortifères de notre quotidien sans que notre cœur ne soit corrompu par la haine ou l'amertume. « Parler des langues nouvelles », ce serait enfin réussir à parler la langue du pardon là où tout le monde parle celle de la vengeance, c’est parler le langage universel de l’amour. Et « expulser les démons », c'est rendre la liberté à ceux qui sont enchaînés par la peur ; le doute, le mensonge. Ces signes ne sont pas des tours de magie, ce sont les preuves que la vie du Ressuscité est plus forte que la "mort" qui rôde en nous.

Troisième Point : Une absence qui devient présence active

Le texte se conclut sur un paradoxe magnifique. Jésus est « enlevé au ciel et s’assit à la droite de Dieu ». On pourrait penser qu'Il nous laisse seuls, mais l'Évangile ajoute immédiatement : « Le Seigneur travaillait avec eux ». C'est le secret de la mission chrétienne : notre Dieu, en effet, n’est pas quelqu’un qui nous regarde faire depuis un balcon lointain. Il est le collaborateur invisible de chaque geste de charité, de chaque parole de vérité… Il est Celui qui rend toutes ces choses possibles !

À Emmaüs, Jésus disparaît après avoir se faire reconnaître à la fraction du pain. Ici, Il monte au ciel pour être présent partout. Saint Marc, en écrivant son Évangile, n'a pas simplement fait un travail d'historien – même si ça serait déjà un œuvre de grand valeur – ; il la fait plus que ça : il a témoigné de cette "synergie" entre la faiblesse de l'homme et la puissance de Dieu. L’Évangile finit en nous disant que le Seigneur « confirmait la Parole par les signes ». Quand tu oses faire un pas dans la foi, quand tu oses aimer là où c'est difficile, tu n'es pas seul : le Seigneur "travaille" dans ton cœur, Il donne du poids à tes paroles, Il féconde tes efforts.

Conclusion et application pour notre journée

La fête de saint Marc nous invite à passer de la peur du témoin à l'audace du fils. Donc on pourrait travaille sur 3 points :

  1. Revêtir le tablier : Demande-toi aujourd'hui : « Est-ce que je cherche à briller ou à servir ? » Tu es souvent le centre des attentions ou tu laisses la place aux autres, tu sais t’intéresser aussi du bien être des autres ? Dans tes relations, essaie de porter cette "tenue de service" qu'est l'humilité. Laisse à Dieu la place d'être le Seigneur de ta vie.
  2. Affronter les venins : Ne crains pas les "poisons" de la journée (les critiques, les tensions, les échecs). Si tu demeures dans le Christ, ils ne peuvent pas t'atteindre au plus profond. Ta foi est ton antidote.
  3. Collaborer avec Lui : Avant de commencer une tâche difficile, dis simplement : « Seigneur, travaille avec moi ». Ne fais rien seul. Laisse-Le confirmer Ta vie par les signes de Sa présence. Et je t'assure que tu réussiras bien dans tes activités, et en cas d'échec, ils auront un sens pour toi.

Que saint Marc nous obtienne la grâce de ne jamais avoir honte de l'Évangile, car il est la puissance de Dieu pour le salut de quiconque croit.

Et un autre petit conseil pour aujourd'hui : puisque Pierre appelle Marc « son fils », et si nous prenions un moment pour remercier Dieu pour ceux qui nous ont engendrés à la foi ? Qui est le "Pierre" ou le "Marc" de votre vie ? 

Prière

Seigneur Jésus, Toi qui as fait de Marc, le fuyard de Gethsémani, un témoin inébranlable de Ta Parole, revêts-nous aujourd'hui de l'humilité de Ton même Esprit. Apprends-nous à nous décharger de nos soucis pour marcher le cœur léger. Donne-nous la force de parler les langues nouvelles de la charité et du pardon. Reste à nos côtés et travaille avec nous dans les moindres détails de cette journée. Que nos vies deviennent, à l'exemple de Ton évangéliste, une page ouverte où le monde pourra lire Ton Évangile d’Amour. Amen.

[Pt-Br] Meditação: O traje de serviço e a força do Sinal

Leituras da Missa: 1Pd 5, 5b-14; Salmo 88; Mc 16, 15-20

Primeiro Ponto: A humildade, a veste da testemunha

Na primeira leitura, São Pedro nos dá uma instrução de uma profundidade desconcertante: «Revesti-vos de humildade no trato uns com os outros». A palavra grega usada aqui (tapeinophrosyne) significa uma qualidade de submissão voluntária e de desprendimento; ou seja: humildade, autossupressão. O texto evoca o avental que se amarra sobre as roupas, falando-nos de uma atitude que imprime uma identidade. E, se você se lembra bem, isso nos remete imediatamente à Quinta-feira Santa, quando Jesus amarra uma toalha na cintura para lavar os pés. Neste texto, para Pedro — e para Marcos que o escuta — evangelizar não é uma questão de estratégia de comunicação, mas uma questão de atitude, de vestimenta interior.

Não se pode carregar o Evangelho se estivermos cheios de nós mesmos, porque, de fato, o orgulhoso esquece que é o mensageiro de um Outro. Pedro nos diz: «Humilhai-vos sob a mão poderosa de Deus». Não é um convite para se depreciar, mas para se deixar "descarregar" das preocupações inúteis. O leão que ruge de que fala Pedro, esse diabo que procura a quem devorar, é muitas vezes essa angústia que nos faz acreditar que carregamos tudo nos ombros — um sentimento que nasce do orgulho e que, literalmente, nos devora. Marcos aprendeu bem isso: afinal, ele viu Pedro cair, viu Pedro chorar... essas experiências o fizeram compreender que o único "traje" que convém a um apóstolo é o do filho que se sabe amado apesar da sua fragilidade. A missão torna-se eficaz quando paramos de querer ser fortes por nós mesmos.

Segundo Ponto: O mandato e os sinais da Vida

O Evangelho de hoje retoma o final do Evangelho de Marcos, que termina com este envio radical: «Ide por todo o mundo. Proclamai o Evangelho a toda a criatura». Não é uma simples recomendação, mas uma necessidade vital. No entanto, ao nos dar este mandamento, Jesus não nos envia de mãos vazias. Ele promete sinais, e que sinais! Expulsar demônios, falar novas línguas, pegar em serpentes, beber veneno sem morrer, curar os doentes.

Mas cuidado: não leiamos estes versículos com um olhar superficial nem esperemos pelo espetacular. Obviamente, todas essas coisas já aconteceram na história da Igreja através de personagens hoje canonizados, mas a experiência existencial da fé nos faz vê-las de uma forma "diferente" e mais comum do que poderíamos imaginar. De fato, «pegar em serpentes ou beber veneno» traduz-se no cotidiano na capacidade, pela graça de Cristo, de atravessar ambientes tóxicos, palavras envenenadas e situações mortíferas do nosso dia a dia sem que o nosso coração seja corrompido pelo ódio ou pela amargura. «Falar novas línguas» seria, finalmente, conseguir falar a língua do perdão onde todos falam a da vingança; é falar a linguagem universal do amor. E «expulsar demônios» é devolver a liberdade aos que estão acorrentados pelo medo, pela dúvida, pela mentira. Estes sinais não são truques de mágica, são as provas de que a vida do Ressuscitado é mais forte do que a "morte" que ronda em nós.

Terceiro Ponto: Uma ausência que se torna presença ativa

O texto termina com um paradoxo magnífico. Jesus foi «elevado ao céu e sentou-se à direita de Deus». Poderíamos pensar que Ele nos deixou sozinhos, mas o Evangelho acrescenta imediatamente: «O Senhor agia com eles». Este é o segredo da missão cristã: o nosso Deus, de fato, não é alguém que nos observa de uma sacada distante. Ele é o colaborador invisível de cada gesto de caridade, de cada palavra de verdade... Ele é Aquele que torna todas essas coisas possíveis!

Em Emaús, Jesus desaparece após dar-se a conhecer na fração do pão. Aqui, Ele sobe ao céu para estar presente em todos os lugares. São Marcos, ao escrever o seu Evangelho, não fez apenas um trabalho de historiador — embora isso já fosse uma obra de grande valor —; ele fez mais do que isso: testemunhou essa "sinergia" entre a fraqueza do homem e o poder de Deus. O Evangelho termina dizendo-nos que o Senhor «confirmava a Palavra por meio dos sinais». Quando você ousa dar um passo na fé, quando ousa amar onde é difícil, você não está sozinho: o Senhor "trabalha" no seu coração, dá peso às suas palavras, fecunda os seus esforços.

Conclusão e aplicação para o nosso dia

A festa de São Marcos nos convida a passar do medo da testemunha para a audácia do filho. Portanto, poderíamos trabalhar em três pontos:

  1. Vestir o avental: Pergunte-se hoje: «Estou procurando brilhar ou servir?» Você é frequentemente o centro das atenções ou deixa espaço para os outros? Sabe se interessar também pelo bem-estar alheio? Em seus relacionamentos, tente usar esse "traje de serviço" que é a humildade. Deixe Deus ocupar o lugar de Senhor da sua vida.

  2. Enfrentar os venenos: Não tema os "venenos" do dia (as críticas, as tensões, os fracassos). Se você permanecer em Cristo, eles não podem atingi-lo no que há de mais profundo. Sua fé é o seu antídoto.

  3. Colaborar com Ele: Antes de começar uma tarefa difícil, diga simplesmente: «Senhor, trabalha comigo». Não faça nada sozinho. Deixe-O confirmar a sua vida pelos sinais da presença d'Ele. E eu te asseguro que você terá êxito em suas atividades e, em caso de fracasso, eles terão um sentido para você.

Que São Marcos nos obtenha a graça de nunca termos vergonha do Evangelho, pois ele é o poder de Deus para a salvação de todo aquele que crê.

E um outro pequeno conselho para hoje: já que Pedro chama Marcos de «meu filho», que tal reservarmos um momento para agradecer a Deus por aqueles que nos geraram na fé? Quem é o "Pedro" ou o "Marcos" da sua vida?

Oração

Senhor Jesus, Tu que fizeste de Marcos, o fugitivo do Getsêmani, uma testemunha inabalável da Tua Palavra, reveste-nos hoje com a humildade do Teu mesmo Espírito. Ensina-nos a descarregar as nossas preocupações para caminharmos com o coração leve. Dá-nos a força para falar as novas línguas da caridade e do perdão. Fica ao nosso lado e trabalha conosco nos mínimos detalhes deste dia. Que as nossas vidas se tornem, a exemplo do Teu evangelista, uma página aberta onde o mundo possa ler o Teu Evangelho de Amor. Amém.

[It] Meditazione: La tenuta di servizio e la forza del Segno

Primo Punto: L’umiltà, l’abito del testimone

Nella prima lettura, san Pietro ci consegna un’istruzione di una profondità disarmante: «Rivestitevi tutti di umiltà nel rapporto gli uni con gli altri». La parola greca usata qui (tapeinophrosyne) indica una qualità di sottomissione volontaria e di disinteresse; il testo evoca il grembiule che si lega sopra i vestiti, parlandoci di un’atitudine che imprime un’identità. E se ricordate bene, questo ci rimanda immediatamente al Giovedì Santo, quando Gesù si cingeva con un asciugamano per lavare i piedi. In questo testo, per Pietro — e per Marco che lo ascolta — evangelizzare non è una questione di strategia di comunicazione, ma una questione di attitudine, di abito interiore.

Non si può portare l’Evangelo se si è pieni di se stessi perché, di fatto, l’orgoglioso dimentica di essere il messaggero di un Altro. Pietro ci dice: «Umiliatevi sotto la mano potente di Dio». Non è un invito a disprezzarsi, ma a lasciarsi "scaricare" dalle preoccupazioni inutili. Il leone ruggente di cui parla Pietro, questo diavolo che cerca chi divorare, è spesso quell’angoscia che ci fa credere di dover portare tutto sulle nostre spalle, un sentimento che nasce dall'orgoglio e che letteralmente ci divora. Marco ha imparato bene questo: ha visto Pietro cadere, lo ha visto piangere... queste esperienze gli hanno fatto capire che l’unica "tenuta" che convenga a un apostolo è quella del figlio che si sa amato nonostante la propria fragilità. La missione prende efficacia quando si smette di voler essere forti da soli.

Secondo Punto: Il mandato e i segni della Vita

L’Evangelo di oggi riprende la fine del racconto di Marco, che si conclude con questo invio radicale: «Andate in tutto il mondo e proclamate l'Evangelo a ogni creatura». Non è una semplice raccomandazione, ma una necessità vitale. Tuttavia, nell'esprimerci questo comando, Gesù non ci manda a mani vuote. Promette dei segni, e che segni! Scacciare i demoni, parlare lingue nuove, prendere serpenti, bere veleno senza morire, guarire i malati.

Ma attenzione: non leggiamo questi versetti con uno sguardo superficiale, aspettandoci lo spettacolare. Ovviamente tutte queste cose sono accadute nella storia della Chiesa attraverso santi canonizzati, ma l’esperienza esistenziale della fede ci fa vedere questi segni in modo "diverso" e più quotidiano di quanto si possa immaginare. Infatti, «prendere serpenti o bere veleno» si traduce nella capacità, per la grazia di Cristo, di attraversare gli ambienti tossici, le parole avvelenate e le situazioni mortifere della nostra giornata senza che il nostro cuore sia corrotto dall'odio o dall'amarezza. «Parlare lingue nuove» significa finalmente riuscire a parlare la lingua del perdono laddove tutti parlano quella della vendetta; significa parlare il linguaggio universale dell'amore. E «scacciare i demoni» è restituire la libertà a chi è incatenato dalla paura, dal dubbio, dalla menzogna. Questi segni non sono trucchi magici, sono le prove che la vita del Risorto è più forte della "morte" che vaga in noi.

Terzo Punto: Un’assenza che diventa presenza attiva

Il testo si conclude su un paradosso magnifico. Gesù viene «assunto in cielo e sedette alla destra di Dio». Si potrebbe pensare che ci lasci soli, ma l’Evangelo aggiunge immediatamente: «Il Signore agiva insieme con loro». È il segreto della missione cristiana: il nostro Dio non è qualcuno che ci guarda fare da un balcone lontano. Egli è il collaboratore invisibile di ogni gesto di carità, di ogni parola di verità... È Colui che rende tutte queste cose possibili!

A Emmaus, Gesù scompare dopo essersi fatto riconoscere nello spezzare il pane. Qui, sale al cielo per essere presente ovunque. San Marco, scrivendo il suo Evangelo, non ha fatto semplicemente un lavoro da storico; ha fatto molto di più: ha testimoniato questa "sinergia" tra la debolezza dell'uomo e la potenza di Dio. L’Evangelo finisce dicendoci che il Signore «confermava la Parola con i segni». Quando osi fare un passo nella fede, quando osi amare laddove è difficile, non sei solo: il Signore "lavora" nel tuo cuore, dà peso alle tue parole, feconda i tuoi sforzi.

Conclusione e applicazione per la nostra giornata

La festa di san Marco ci invita a passare dalla paura del testimone all'audacia del figlio. Possiamo lavorare su tre punti:

  1. Indossare il grembiule: Chiediti oggi: «Cerco di brillare o di servire?». Sei spesso al centro dell'attenzione o lasci spazio agli altri? Sai interessarti al benessere altrui? Nelle tue relazioni, prova a portare questa "tenuta di servizio" che è l'umiltà. Lascia a Dio il posto di essere il Signore della tua vita.

  2. Affrontare i veleni: Non temere i "veleni" della giornata (le critiche, le tensioni, i fallimenti). Se rimani nel Cristo, essi non possono colpirti nel profondo. La tua fede è il tuo antidoto.

  3. Collaborare con Lui: Prima di iniziare un compito difficile, dì semplicemente: «Signore, lavora con me». Non fare nulla da solo. Lascia che Lui confermi la tua vita con i segni della Sua presenza. Ti assicuro che avrai successo nelle tue attività e, in caso di fallimento, esso avrà un senso per te.

Che san Marco ci ottenga la grazia di non vergognarci mai dell'Evangelo, perché esso è potenza di Dio per la salvezza di chiunque crede.

E un altro piccolo consiglio per oggi: poiché Pietro chiama Marco «mio figlio», perché non prendiamo un momento per ringraziare Dio per coloro che ci hanno generati alla fede? Chi è il "Pietro" o il "Marco" della tua vita?

Preghiera

Signore Gesù, Tu che hai fatto di Marco, il fuggiasco del Getsemani, un testimone incrollabile della Tua Parola, rivestici oggi dell’umiltà del Tuo stesso Spirito. Insegnaci a scaricare su di Te i nostri affanni per camminare con il cuore leggero. Donaci la forza di parlare le lingue nuove della carità e del perdono. Resta al nostro fianco e lavora con noi nei minimi dettagli di questa giornata. Che le nostre vite diventino, sull'esempio del Tuo evangelista, una pagina aperta dove il mondo possa leggere il Tuo Evangelo d’Amore. Amen.

[En] Meditation: The Service Uniform and the Power of the Sign

First Point: Humility, the Garment of the Witness

In the first reading, Saint Peter gives us an instruction of disarming depth: "Clothe yourselves with humility in your dealings with one another." The Greek word used here (tapeinophrosyne) signifies a quality of voluntary submission and selflessness—humility, self-effacement. The text evokes the apron one ties over one's clothes; it speaks of an attitude that imprints an identity. And if you remember well, this immediately points us to Maundy Thursday, when Jesus tied a towel around His waist to wash feet. In this text, for Peter—and for Mark who listens to him—evangelizing is not a matter of communication strategy but a matter of attitude, of an inner garment.

One cannot carry the Gospel if one is full of oneself, because the proud man forgets that he is the messenger of Another. Peter tells us: "Humble yourselves under the mighty hand of God." This is not an invitation to self-depreciation, but to let ourselves be "unburdened" of useless worries. The roaring lion Peter speaks of—that devil looking for someone to devour—is often that anxiety that makes us believe we carry everything on our own shoulders, a feeling born of pride that literally devours us. Mark learned this well: he saw Peter fall, he saw Peter cry... these experiences made him understand that the only "uniform" suitable for an apostle is that of the son who knows he is loved despite his fragility. Mission becomes effective when we stop trying to be strong on our own.

Second Point: The Mandate and the Signs of Life

Today’s Gospel takes up the end of Mark’s Gospel, which concludes with this radical sending: "Go into the whole world. Proclaim the Gospel to every creature." This is not a mere recommendation but a vital necessity. Yet, in expressing this command, Jesus does not send us empty-handed. He promises signs, and what signs! Driving out demons, speaking in new languages, picking up serpents, drinking poison without dying, healing the sick.

But beware: let us not read these verses with a superficial gaze or expect the spectacular. Obviously, all these things have happened in the history of the Church through saints, but the existential experience of faith makes us see them in a "different" and more common way than one might imagine. Indeed, "picking up serpents or drinking poison" translates into daily life as the capacity, by the grace of Christ, to pass through toxic environments, poisoned words, and deathly situations in our daily lives without our hearts being corrupted by hatred or bitterness. "Speaking in new tongues" would finally be succeeding in speaking the language of forgiveness where everyone speaks the language of vengeance; it is speaking the universal language of love. And "driving out demons" is restoring freedom to those chained by fear, doubt, and lies. These signs are not magic tricks; they are the proof that the life of the Risen One is stronger than the "death" lurking within us.

Third Point: An Absence that Becomes Active Presence

The text concludes with a magnificent paradox. Jesus is "taken up into heaven and took his seat at the right hand of God." One might think He leaves us alone, but the Gospel immediately adds: "The Lord worked with them." This is the secret of the Christian mission: our God is not someone who watches us from a distant balcony. He is the invisible collaborator in every act of charity, every word of truth... He is the One who makes all these things possible!

At Emmaus, Jesus disappears after making Himself known in the breaking of the bread. Here, He ascends to heaven to be present everywhere. Saint Mark, in writing his Gospel, did not simply do the work of a historian—though that would already be a work of great value; he did more than that: he testified to this "synergy" between human weakness and God's power. The Gospel ends by telling us that the Lord "confirmed the word through accompanying signs." When you dare to take a step in faith, when you dare to love where it is difficult, you are not alone: the Lord "works" in your heart, He gives weight to your words, He fecundates your efforts.

Conclusion and Application for Our Day

The feast of Saint Mark invites us to move from the fear of the witness to the audacity of the son. We can work on three points:

  1. Putting on the Apron: Ask yourself today: "Am I seeking to shine or to serve?" Are you often the center of attention, or do you leave room for others? Do you know how to take an interest in the well-being of others? In your relationships, try to wear this "service uniform" of humility. Let God take His place as the Lord of your life.

  2. Facing the Venoms: Do not fear the "poisons" of the day (criticism, tension, failure). If you abide in Christ, they cannot reach you in your depths. Your faith is your antidote.

  3. Collaborating with Him: Before starting a difficult task, simply say: "Lord, work with me." Do nothing alone. Let Him confirm your life by the signs of His presence. I assure you that you will succeed in your activities, and in case of failure, they will have meaning for you.

May Saint Mark obtain for us the grace never to be ashamed of the Gospel, for it is the power of God for the salvation of everyone who believes.

And another small tip for today: since Peter calls Mark "his son," what if we took a moment to thank God for those who fathered us in the faith? Who is the "Peter" or the "Mark" of your life?

Prayer

Lord Jesus, You who made Mark, the runaway of Gethsemane, an unshakeable witness of Your Word, clothe us today with the humility of Your own Spirit. Teach us to cast our cares upon You so that we may walk with a light heart. Give us the strength to speak the new languages of charity and forgiveness. Stay by our side and work with us in the smallest details of this day. May our lives become, following the example of Your evangelist, an open page where the world can read Your Gospel of Love. Amen.


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